Sandra Villarruel

Si alguien lo sabe, por favor que lo diga!

Prensa

noviembre16

Nota en

La Nación 5/8/2010

Parte del Show

Nota Semanario, 4/8/2010 – Pag. 1Pag. 2





Críticas y notas en  Francia

Esta obra fue realizada en Francia  por la actriz Catherine Alias.

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Tribuna Teatro IBERAL  (París)

- Si quelqu’un le sait s’il vous plaît qu’il le dise de Claudio Gotbeter, mise en scène, Christine Berthier. avec Catherine Alias et Eduardo Gersberg. Cette pièce sera créée au festival off d’Avignon 2006 aux Ateliers d’Amphoux-théâtre permanent en Avignon.

Si quelqu’un le sait, s’il vous plaît qu’il le dise (Avignón)

Revenir en juillet, c’était il n’y a pas si longtemps. Un soir, un dimanche je crois. Après une déambulation avignonnaise et les distractions du Off, presque par hasard (qu’est ce que le hasard, si ce n’est la chance opportune), se retrouver dans une pièce de Claudio Gotbeter, traduite et jouée par Catherine Alias. Quand je dis se retrouver, c’est littéralement, la pièce est jouée dans une cave voûtée d’à peine vingt mètres carrés, on peut facilement toucher les mots, les frissons, les éclats du regard, les saisir dans la lumière claire obscure, au travers une bande son qui vous transporte jusqu’à Buenos Aires …

« Si quelqu’un le sait … », un voyage extraordinaire dans le cours (cœur) du doute, là où se confondent songe et réalité, qu’est que le vrai ? La vérité, mais laquelle ? « Il y a des gens qui ont la manie de se ronger les ongles ou de se mordre les lèvres ? Moi, j’ai la manie incurable de douter. Y compris de mon propre doute».  Catherine Alias sert bien le texte, seule en scène avec l’immensité de son questionnement.

Sur scène, je veux dire devant soit, ce minuscule carré où le monde prend corps, on ne distingue plus bien le rêve du réveil, conduit dans des promenades mentales et fantasmatiques. Que cette plume, venue d’un autre continent est vivifiante et subtile. Le doute, thème central de la philosophie européenne, est réinterrogé de façon intime, délicate et profonde par Claudio Gotbeter. L’Argentine me paraît moins loin tout d’un coup.

Peut être que le rêve et la réalité se recouvrent quelques fois, quand les frontières ne sont plus étanches. Cette femme a des frontières évanescentes, sa douce folie, plus belle que la réalité des hommes, s’incarne entre deux silences. Elle nous montre dans la simplicité, qu’il est bien difficile d’ébaucher aucune certitude, aucun amour. A la fin, dans l’ultime silence, il n‘y a personne qui ne sait plus, plus personne pour dire.

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